DWF 2008 - Jojo Mayer
Le dernier artiste de la journée n’a pas eu la tâche facile. Jojo souffrait d’une grosse infection de la gorge, ce qui ne s’est absolument pas entendu. Ses grooves et frappes incomparables restaient magistraux, et Jojo a montré pourquoi il clôturait cette cinquième édition.
Des batteurs qu’il faut absolument voir et entendre. Jojo Mayer, par exemple. Fils d’un bassiste, il s’installe derrière sa première batterie à l’âge de deux ans, et est aussi un magicien accompli, aussi bien avec des baguettes qu’avec des cartes.
À dix-huit ans seulement (!), Jojo se produit avec le maître pianiste Monty Alexander dans les plus grands festivals de jazz européens. Des tournées suivent rapidement avec Dizzy Gillespie, Nina Simone et d’autres grands noms, de Hiram Bullock et Leni Stern (présente l’an dernier au Drumworld Festival !) aux Screaming Headless Torsos, au Vienna Art Orchestra et à Vernon Reid. Un mélange de styles presque incroyable, toujours centré sur le jeu stimulant de Jojo. Un groove puissant et une virtuosité implacable, avec la précision d’une montre suisse, mais avec bien plus de plaisir.
Fort d’une carrière internationale en jazz, pop, rock et musique improvisée, Mayer s’est spécialisé ces dernières années dans les breakbeats live, le jungle, le drum’n’bass et les nu-skool breaks. Son DVD Secret Weapons For The Modern Drummer fait partie des meilleures ventes du moment.
Photographie : Arjan Aelmans & Arthur van Uden





























